
Des combats de légende, des personnages devenus cultes, voici Street Fighter 2.
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : combat
Commercialisation : septembre 1992 (Europe), juillet 1992 (USA), 10/06/1992 (Japon)
Testé sur : Nintendo SNES
Dragon Punch
Au début des années 90, la mode était aux shoot'em up et aux beat'em all. Quand Street Fighter 2 débarque dans les salles de jeux, les cafés et, de manière générale, dans tous les endroits où l'on trouvait une borne d'arcade, c'est la folie. Il faut dire que le jeu, contrairement à sa première version et aux jeux de combat, apporte un lot de nouveautés non négligeables à commencer par des personnages charismatiques ayant chacun une histoire personnelle, de plus beaux graphismes, des sprites plus gros et la possibilité de choisir son combattant parmi 8, chose inédite jusqu'alors. De plus, chaque personnage est associé à un niveau.
Ceux qui ont connu le jeu se souviennent très bien des parties endiablées que ce soit seul ou bien contre un adversaire. Il est donc naturel que ce hit de salles obscures soit ensuite adapté sur consoles de salon et ordinateurs.
Dans cette version Super Nintendo, l'histoire est la même que la version arcade à savoir que le corps de M. Bison est reconstitué par les scientifiques de Shadaloo. Voulant se venger, il invite 8 combattants pour un tournoi autour du monde, le Street Fighter.
Avant de revenir sur le jeu en lui-même, petit aparté sur les noms.
Allez savoir pourquoi mais les noms de Balrog, Vega et M. Bison ont été mélangé dans la version américaine (identique à la version européenne). Dans la version japonaise, Balrog est en fait M. Bison, Vega est Balrog et M. Bison est en réalité le général Vega.

Hadoken dans ta face
Pour son entrée dans les foyers, Street Fighter 2 se doit d'être aussi proche que possible de l'original. Evidemment, une version console contient aussi des aménagements.
Du coup, aux traditionnels mode solo et vs fighting s'ajoute un menu d'options où vous pourrez choisir la difficulté (de 0 à 7), configurer les touches pour les attributions pieds-poings et désactiver ou non le temps imparti à chaque combat. Un sound test complète ce menu.
Réglages ok, configuration effectuée, il est maintenant temps d'en découdre.
A l'écran de sélection, vous avez le choix entre 8 personnages. Chacun a ses avantages, ses inconvénients et ses propres coups spéciaux. Dès que vous aurez opté pour l'un d'eux, votre voyage commencera.
Deux round seront nécessaires pour remporter chaque combat. Pendant ceux-ci, il arrivera que votre assaillant soit momentanément étourdi (les étoiles au dessus de sa tête). C'est le moment d'en profiter pour lui porter un gros coup. Non seulement cela lui diminuera encore sa jauge de vie mais en plus, cela engrangera des points. Bien sûr, cet état de coma passager peut très bien vous arriver. Attention donc à ne pas trop encaisser bien que vous possédiez une garde.
La succession des combats est aléatoire. Si, dans une partie, votre premier adversaire se situe en Inde, dans une autre, ce pays pourra n'être visité que tardivement.
Le jeu ne s'arrête pas quand vous avez battu les 7 adversaires. En effet, cette formalité rempli, 4 autres vous attendent : Balrog, Vega, Sagat et M. Bison. Ce n'est seulement que là que vous aurez terminé le jeu.
A 2 reprises, pour souffler un peu, un niveau bonus est proposé. Situés après le 4ème et 8ème stage, le principe est simple. Durant un temps donné, vous devrez détruire soit des briques (dans le 4ème) ou bien une voiture (dans le 8ème). Si vous réussissez, vous serez récompensés par des points. Street Fighter 2 n'est pas qu'un jeu de combat, il est aussi un jeu de scoring.

T'es chou Chun-Li
Graphiquement, la 16 bits de Nintendo ne nous déçoit pas. On retrouve les sprites, décors et couleurs de la version originale. Evidemment, la Super Nintendo n'est pas une borne d'arcade mais elle s'en tire très bien. Le petit plus de Street Fighter 2 concerne les arrières-plans. Ceux-ci ne sont pas fixes mais animés, chose inédite dans un jeu.
La bande-sonore n'a pas été oubliée avec des bruitages de qualité et des musiques omniprésentes. Vos tympans vous diront merci surtout que les musiques sont aussi variées que le sont le nombre de personnages.
Le gameplay est très soigné. Simple pour les coups de base, il faudra néanmoins s'atteler à jouer plusieurs heures pour connaitre parfaitement chaque personnage. Et maitriser les fameux quarts de cercle combinés aux touches pour réaliser les coups spéciaux ne s'apprend pas en 5 minutes surtout que le jeu vous permet de faire des enchainements. Arcade à la base, Street Fighter est aussi très technique.
La seule chose à déplorer est le temps de latence entre le moment où vous effectuez votre combinaison sur la manette et le moment où il est effectif à l'écran. Bon, cela ajoute un peu de piment au jeu car il faudra anticiper le moindre mouvement de l'adversaire.
Comme dit plus haut, la difficulté est paramétrable. En choisissant 0, même en étant un débutant, vous n'aurez aucune peine à terminer le jeu. Par contre, le vrai challenge se trouve en choisissant le mode 7. Là, tout votre art du pad sera requis. Naturellement, quelque soit votre choix, dans le jeu, la difficulté va crescendo.

Corned-beef
Cette version Super Nintendo ne dépareille pas de ce l'on peut avoir sur borne d'arcade. Tout est identique, que ce soit les graphismes, les musiques, le gameplay et le plaisir de jouer.
Car avant tout, c'est le pied de jouer à Street Fighter 2 surtout en vs fighting, où le jeu prend toute son ampleur. Les débutants se régaleront de la facilité d'accès et les plus techniques d'entre vous seront comblés tant il y a de choses à assimiler, des combinaisons à développer, des subtilités à découvrir.
Street Fighter 2 reste un must pour tout fan de jeu de combat. Et il serait dommage (et même étonnant) que vous n'y jouez pas.





