
Creuser des trous pour piéger des extra-terrestres. Voilà le but de Cosmic Crisis.
Développeur : Bit Corporation
Editeur : Bit Corporation
Genre : puzzle-game
Commercialisation : 1983
Testé sur : CBS Colecovision
Je veux ma pépelle et mon seau-seau
Dans ce jeu, vous devrez sauver la Terre d'une menace extra-terrestre. Bon, en 1983, les aliens étaient le thème récurrent mais Cosmic Crisis propose autre chose que de pulvériser les méchants avec un laser ou des bombes.
En effet, c'est dans un environnement constitué de plates-formes et d'échelles que vous, un petit bonhomme habillé d'une salopette et d'une casquette violette, effectuerez votre mission. Pour vous débarrasser des envahisseurs c'est très simple. Il vous faudra creuser le sol, piéger les belligérants à l'intérieur du trou et ensuite, reboucher ce dernier ce qui aura pour effet de les faire chuter et donc, les tuer.

Selon la couleur de l'ennemi, la hauteur de la chute a son importance. Ceux de base ne requièrent qu'un seul niveau mais d'autres auront besoin de 2 voire 3 hauteurs pour mourir. En plus, les extra-terrestres, toujours selon leur couleur respective, se déplace plus ou moins vite
Pour compliquer la chose, un temps est donné pour chaque tableau. Si vous ne finissez pas le tableau après le décompte, signalé par des barres jaunes sur le côté, alors vous perdez.
Même chose, ce qui est logique, si vous êtes touché par l'ennemi.
Du coup, avec un tel esprit, vous comprenez que la tâche sera loin d'être aisée et que réflexion, rapidité et sang-froid seront de mise.
Là, le bât blesse. En effet, si les 2 premiers tableaux vous mettent dans l'ambiance et se révèlent très simple, ça se complique à partir du troisième niveau. Ce dernier voit l'introduction d'un nouvel ennemi demandant 2 hauteurs de chute.
Et comme il a tendance à être très malin et à se déplacer rapidement, soit on finit par être touché, soit on se fait avoir par le temps. Très frustrant. Une telle difficulté aurait eu sa place quelques niveaux plus loin, histoire de profiter un minimum du jeu.

Terrassier de l'espace
Les graphismes sont minimalistes. Autant la Colecosivion peut afficher des sprites d'une rare beauté (comme pour Moon Patrol par exemple), autant là, ça va à l'essentiel. Heureusement, le principal, à savoir le héros de l'histoire et les extra-terrestres, est bien modélisé. Par contre, on ne peut pas dire la même chose du décor qui est assez vide. Néanmoins, l'ensemble bénéficie de nombreuses couleurs.
L'animation des personnages n'est pas non plus le point fort du jeu. C'est loin d'être fluide.
Côté tympans, on est pas non plus gâté. Les sons, surtout ceux du bonhomme quand il marche et ceux des aliens quand ils sont piégés, deviennent vite énervant en plus d'être peu variés. Quant aux musiques, n'espérez pas en écouter car elles sont inexistantes sauf quand vous perdez. Et encore, même là, c'est juste une musique composée de... 4 notes !
Le gameplay est à la portée de tous. En plus du stick, vous n'aurez besoin que de 2 boutons pour jouer : un pour creuser et un pour reboucher. Attention tout de même car vos actions doivent se faire au pixel près. Ceci, on s'en rend surtout compte lorsque vous grimpez aux échelles.
La difficulté grimpe vite sur Cosmic Crisis. Après le second tableau, il vous faudra bien réfléchir pour mettre au point une stratégie pour éliminer vos ennemis. Rebutant pour certains, ce challenge ira à ravir pour les joueurs les plus aguerris. Une vraie difficulté à l'ancienne, sans sauvegarde et sans check-point.
Car en effet, si dans un tableau, vous perdez alors qu'il ne vous reste plus qu'un alien à tuer, vous recommencerez le niveau depuis le début. Croyez-moi que vos nerfs seront mis à rude épreuve.

Pêle-mêle
Cosmic Crisis est un puzzle-game au challenge corsé, typique des jeux des années 80. Les hardcores-gamers vont adorer malgré des graphismes et des sons minimalistes tandis que ceux qui veulent juste s'amuser resteront sur leur faim à cause du niveau.
Il est à noter que Cosmic Crisis est un clone de Space Panic, sorti tout d'abord en arcade en 1980 et porté sur la Colecovision en 1982, soit un an avant. Mais je ne vous en dis pas plus, un test viendra prochainement.




