
Final Fight revient sur Game Boy Advance. Cela sentirait-il le réchauffé ?
Déjà connu sur borne d'arcade et de la Super Nintendo, Final Fight revient sur Game Boy Advance en 2001 sous le nom de Final Fight One. On pense alors que les développeurs sur la portable de Nintendo n'ont plus d'imagination et qu'ils nous ressortent de vieux hits pour palier à leur manque.
Serait-ce l'adaptation de trop ? Le jeu mémorable que l'on veut conserver tel quel dans nos souvenirs et non sur une autre console ?
Pif, paf, poum
Final Fight One est un beat'em all en 2D pur souche. Mais première surprise, comme dans la version arcade, on a le choix entre 3 personnages au lieu de 2 dans la version Super Nintendo. Oui, Guy est de retour pour cartonner les méchants.
Autre ajout, la possibilité de choisir la difficulté. Et même en "very easy", les dernier niveau demande de la concentration.
Il est aussi possible de jouer à deux pour peu que vos Game Boy Advance soit reliées par un câble link (non, pas le lutin aux grandes oreilles)

Tiens parlons en des méchants. Metro City, 1990. Depuis plusieurs années, le crime pullulent dans les rues. Haggar, maire de la ville et ancien catcheur, décide de régler le problème et d'éradiquer les gangs.
Mais Mad Gear, une organisation criminelle, ne l'entend pas ainsi et enlève sa fille Jessica. Haggar fait appel à Cody, le petit ami de Jessica, et Guy, tous deux spécialistes des arts martiaux.
Et c'est donc parti dans les 6 niveaux du jeu pour délivrer la donzelle.
Pour atteindre votre but, il va falloir utiliser vos poings et vos pieds. Chaque personnage a ses propres caractéristiques.
Comme dans la version arcade ou Super Nintendo, c'est simple. Un bouton pour les poings, un pour sauter et les deux ensemble pour balancer un coup de pied dévastateur.
Mais ce dernier, si efficace qu'il soit, a un sacré inconvénient : il consomme des réserves de vie. A utiliser donc en cas de nécessité (être entouré d'ennemis, boss de fin de niveau...).
Pour recharger les batteries (pas celle de la Game Boy Advance), quelques nourritures sont disséminées ça et là dans des barils ou des caisses (j'aurais utilisé un frigo mais bon, chacun sa vie non ?).
Quelques armes comme des barres de fer ou des couteaux pourront aussi être ramassés et utilisés.
Enfin, pour se détendre entre deux niveaux, vous aurez accès à des bonus stages où il vous faudra faire preuve de vos talents de destruction (dans le premier, c'est une voiture; bah alors, on fait une allusion à Street Fighter ?)

Tête au carré avec des oreilles de Mickey
Dans leur agencement, les niveaux sont les mêmes. Graphiquement, par rapport à la version Super Nintendo, on sent la différence. Ce n'est pas non plus fulgurant mais les graphismes sont détaillés, fins et les couleurs adéquates. Les nostalgiques de Final Fight seront ravis. L'animation aussi en a gagné, c'est très fluide.
Pour Final Fight One, les développeurs ont ajouté des plans fixes avec "dialogues" lors des combats avec les boss. Ce n'est pas le genre de chose indispensable mais on apprécie.

J'te r'fais le ratelier gratos
Ceux qui ont connu le jeu sur Super Nintendo seront conquis. En effet, non seulement ils retrouvent Guy mais en prime deux personnages cachés sont à débloquer (Alpha Cody et Alpha Guy). De plus, comme dit plus haut, les graphismes sont améliorés ainsi que la vitesse d'exécution des coups. Oui, bien plus fluide et c'est agréable à jouer.
Malgré le peu d'ajouts, Final Fight One est un beat'em all à posséder absolument dans sa ludothèque. Un titre pour se défouler, avec du plaisir immédiat à la clef. Un régal !
